Vous êtes en train de développer une nouvelle activité ? Travailler sur un nouveau projet?

Vous vous demandez si ce projet est rentable et laissez-moi deviner vous avez besoin de fonds mais ne savez pas comment convaincre les investisseurs ?

Alors cet article est pour vous ! Je vous explique comment analyser la solidité de votre projet grâce au taux de rentabilité interne (TRI).

Une petite remarque avant de commencer : cet indicateur extrêmement convaincaint ne doit pas être appliqué à tout va et pour tout type de projet. Par ailleurs, Le TRI est un critère de décision d’investissement et il est doit être tout aussi important pour VOUS que vos investisseurs puisqu’il vous permet de déterminer si oui ou non votre projet sera rentable.

Allons y !

Dans un article précédent, je vous ai parlé de la valeur actuelle nette (VAN) d’un projet. Ce critère d’investissement vous permet de mesurer la création de richesse (en euros sonnant et trébuchant) d’un projet. Il vous permet donc de répondre à l’éternelle question : Mon projet de développement (ou ma nouvelle activité) va t’il créer ou détruire de la valeur ? Il est de loin le plus robuste et doit vous guider dans votre décision. Bien entendu, il guide également vos investisseurs!

Toutefois, j’ai énormément de clients et d’investisseurs qui préfèrent mesurer le taux de rentabilité interne d’un projet (TRI).

C’est un critère supplémentaire peut être plus « vendeur » et qui peut s’avérer très utile pour convaincre les investisseurs.

En effet, d’un point de vue financier, il permet de juger l’intérêt d’un investissement. Un investisseur va comparer le taux de rentabilité du projet à son taux de rentabilité exigé (calculé en fonction du risque du projet). S’il lui est supérieur, il y a création de valeur et l’investisseur choisira d’investir dans votre projet puisque celui ci va lui rapporter plus qu’un autre projet de risque similaire.

Une autre manière de présenter le TRI (pour ceux qui ont lu mon article sur la VAN ici) : le TRI est le taux d’actualisation qui force la VAN à être égale à 0. C’est donc le taux d’actualisation qui oblige la valeur actuelle des flux futurs à être égale aux coûts d’investissement.

Mais, alors en pratique, comment faire pour trouver le taux de rentabilité d’un projet (TRI) et surtout pour voir si celui-ci est supérieur au taux de rentabilité exigé par les actionnaires ou investisseurs ?

1. Première étape : Calculer le Taux de Rentabilité du projet (TRI)

Pour trouver le TRI, il faut appliquer la formule suivante :

PS: Cliquez pour agrandir

Deux possibilités s’offrent alors à vous :

  • Utilisez la technique que j’appelle technique du « tâtonnement » : vous essayez plusieurs taux jusqu’à ce que vous arriviez à une VAN=0
  • Vous utilisez ce magnifique outil qui s’appelle Excel et qui a une fonction TRI intégrée.

Prenons un exemple : vous souhaitez présenter à vos investisseurs un projet avec un coût initial de 1M€. Vous estimez les flux de trésorerie à 500k€ la première année, 400 k€ la seconde, 300 k€ la troisième et 100k€ la quatrième année et dernière année.

Afin de calculer le taux de rendement de ce projet, il vous faut résoudre l’équation suivante :

Grâce à la fonction financière TRI sous excel (ou IRR si vous avez excel en anglais comme moi), vous obtenez un taux de rendement interne du projet de 14.489%.

Pour vous convaincre, j’ai mis une copie de mon écran :

Cliquez et tout deviendra plus clair…

 2. Deuxième étape: Calculer le Taux de Rentabilité exigé par vos pourvoyeurs de fonds

Je ne vais pas vous mentir, cette étape est loin d’être facile!

Le taux de rentabilité exigé aussi appelé coût moyen pondéré du capital correspond à la rémunération exigée par les pourvoyeurs de fonds de votre entreprise (fournisseurs de dettes et de capitaux) pour financer vos projets d’investissement.

Ce coût n’est malheureusement pas observable (ce serait trop facile). Il est souvent calculé comme la moyenne pondérée du coût des capitaux propres et de l’endettement net. En bref :

  • Le coût de l’endettement net est le taux d’intérêt payé sur les prêts.
  • Le coût des capitaux propres, en revanche, est un peu plus complexe. Ce coût mesure combien l’entreprise doit offrir en récompense aux investisseurs. Il faut savoir qu’un investisseur (rationnel) n’investit qu’à condition qu’il gagne un rendement aussi bon que la meilleure solution de remplacement à risque similaire.

Prenons un exemple, vous êtes un investisseur et vous avez le choix entre deux investissements :

  • Une start up avec un taux de rendement (éventuel si tout va bien…) de 5%
  • Des bons du trésor (investissement sans risque) qui offrent également 5%.

Quel projet allez vous choisir : la startup qui présente un certain niveau de risque ou les bons du trésor (sans risque) qui offrent la même compensation ?

Et oui, vous allez forcément choisir celui sans risque. Afin de vous convaincre d’investir dans la startup et de vous rémunérer pour le risque pris il faudra vous offrir un taux plus élevé. Cette « prime de risque » est malheureusement très difficile à estimer. Plusieurs méthodologies existent et les résultats obtenus peuvent différés sensiblement.

Heureusement, il existe une multitude de sources fournissant les taux sans risque, primes de risque du marché français, les betas sectoriels… (Telles que www.primederisque.com, associés en finance, les sources universitaires, les sociétés de conseils…).

Allez, à vous maintenant :

Commencez par vous convaincre vous même ! Calculez le taux de rendement interne de votre projet et comparez le au coût du capital. S’il est supérieur, foncez !!

Une fois que vous êtes convaincus, j’en suis persuadée : vous allez convaincre les investisseurs

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